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28‏/01‏/2012 | Top Business Essay
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السبت، 28 يناير 2012

La télé se plie en six pour Sarkozy

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Le président Nicolas Sarkozy, lors d'une intervention télévisée, le 27 octobre 2011 (© AFP Thomas Coex)
 
La prochaine fois, il ne faudra pas être petit bras : on lui conseille, à Nicolas Sarkozy, de se faire diffuser carrément en Mondiovision, parce que là, franchement, sur six chaînes seulement, c’est limite minable. Eh oui, c’est sur pas moins de six chaînes que sera diffusée dimanche soir la parole présidentielle de 20 h 10 à 21 h 15 : TF1, France 2, LCI, BFM TV, i-Télé et la Chaîne parlementaire (LCP). Au tendu de micro : Claire Chazal, Laurent Delahousse, François Lenglet et Jean-Marc... 

Concordia: une première plainte collective déposée aux Etats-Unis

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Vue du Costa Concordia le 26 janvier 2012 (© AFP Filippo Monteforte)
 
Une première plainte en nom collectif a été déposée vendredi aux Etats-Unis dans l'affaire du naufrage du Concordia, à peine signé un accord en Italie entre des passagers et la compagnie Costa Crociere qui est loin de faire l'unanimité.
La plainte a été déposée devant un tribunal fédéral de Chicago par un ancien membre de l'équipage du Concordia contre le croisiériste américain Carnival et sa filiale italienne Costa Crociere, au nom de toutes les victimes du naufrage.
Gary Lobaton, habitant au Pérou, affirme ne pas avoir été prévenu «à temps» le 13 janvier, jour du naufrage, «des conditions dangereuses et meurtrières du bateau de croisière, afin d'éviter un traumatisme et la mort», selon une copie de sa plainte datée de jeudi. «En dépit des conditions dangereuses à bord du navire de croisière, les plaignants ont été abandonnés par le capitaine du Costa Concordia», peut-on encore lire dans cette plainte qui se veut «en nom collectif».
Par ailleurs, à New York, un avocat américain, Mitchell Proner, a annoncé qu'il se préparait à lancer des poursuites en nom collectif pour demander un minimum de 125.000 euros par passager indemne, «plusieurs fois cela» pour les blessés, et «plus d'un million» voire «plusieurs millions d'euros» pour indemniser les proches des victimes décédées.

Dédommagement de 11.000 euros par passager

L'annonce de la plainte américaine intervient alors qu'une association de passagers a signé un accord en Italie avec la compagnie Costa Crociere prévoyant un dédommagement forfaitaire. Cet accord «concerne environ 3.000 passagers de 60 pays, dont quelque 900 Italiens», selon un communiqué de l'Adoc, une des associations de consommateurs italiens faisant partie du comité des naufragés du Concordia qui a négocié cet accord.
Il prévoit le dédommagement de 11.000 euros par passager, y compris pour les enfants qui n'avaient pas payé de billets, ainsi qu'un remboursement d'environ 3.000 euros par personne destiné à couvrir le prix du billet pour la croisière et les éventuels frais de transport ou médicaux.
Ceux qui ont subi des blessures ou ont perdu des proches ne sont pas concernés, selon l'Adoc pour qui cet «accord historique met un terme à une affaire dramatique».

Bilan provisoire: 16 morts et 16 disparus

Des passagers français du Concordia se sont d'ores et déjà élevés contre cette indemnisation forfaitaire qui «heurte les principes de la réparation intégrale et de l’individualisation des préjudices subis, principes reconnus par les tribunaux», selon la Fédération nationale des victimes d'accidents collectifs (Fenvac). «Il s’agit d’une erreur manifeste d’appréciation de ramener cet accident à un simple litige commercial dont la solution résulterait dans un accord avec des associations italiennes de consommateurs, d'ailleurs parfaitement inconnues des victimes françaises», assure la Fenvac, dans un courrier à Costa Croisière France, dont copie a été adressée à l'AFP.
L'association, qui affirme représenter 70% des 462 français naufragés du Concordia, dit également «regretter amèrement avoir appris par la presse (...) et donc contrairement à ce qui avait été convenu, la proposition d’indemnisation faite par Costa».
Depuis la catastrophe, plusieurs associations ont annoncé leur intention de porter plainte contre la compagnie Costa et différents collectifs de victimes se sont constitués.
Le Costa Concordia, transportant 4.229 personnes, dont 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage, a fait naufrage le soir du 13 janvier après avoir heurté un rocher tout près de la petite île du Giglio, située dans un archipel toscan protégé. Le bilan provisoire s'établit à 16 morts et 16 disparus.
 

Au fil du forum de Grenoble (2/3)

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(Hélène Lancial)
 
REVOIR LE FILM DU VENDREDI 27 JANVIER
15h40 A la conférence «vers une république citoyenne ?»,  l’essayiste Jacques Julliard estime que «le pouvoir présidentiel doit être responsable» car «le président de la République est l'homme qui a le plus de pouvoir en France et qui n'est contrôlé par personne».
15h15 En guise de préambule, Ségolène Royal rappelle que  «15 millions de français terminent le mois à 50 euros près». Elle affirme la nécessité de revenir aux fondamentaux de la République car «le deficit de democratie est a la base de toutes les crises, économiques, politiques, écologiques...».
14h45 Aurélie Filippetti, chargée du programme culturel de François Hollande, était attendue pour le débat «L’Etat doit-il encore se mêler de culture ?». Elle ne viendra pas pour cause d’un «coup de fatigue» après une semaine politique difficile, notamment à cause des questions sur Hadopi.
13h45 Ségolène Royal vient d'arriver au forum. Avant la conférence "Vers une République citoyenne ?", elle se livre à une très courte séance photo.



13h20 « Dire que la PAC est la cause de la difficulté des pays en développement, je ne peux pas supporter cela ».  Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles) et grand propriétaire terrien, blâme au contraire l’Asie et le Moyen-Orient qui exploiteraient les terres des pays émergents. Le public regrette l'absence de représentants écologistes et de la Confédération Paysanne dans ce débat.


13h05 Entre deux conférences, les grenoblois font une pause au stand librairie. Essais sociologiques, économiques, politiques, et l'incontournable "Indignez-vous" de Stéphane Hessel.


12h35 Concernant le cannabis, Patrice Bessac (porte-parole du PCF) veut de la qualité ! « On doit légaliser et non dépénaliser sinon c'est hypocrite. Mais on doit faire en sorte que le circuit de production soit court et bio pour produire de la bonne qualité ».


12h05 Dans le public, des jeunes chevelus et moins jeunes aux tempes grisonnantes. Le débat sur la dépénalisation du cannabis est hétéroclite.


11h50 Au débat « Le sport est-il de droite ou de gauche ? », Valerie Fourneyron, députée PS et maire de Rouen commence les analogies entre sport et politique. « Le sport est éminemment politique. La campagne politique sera sportive, j'espère aussi qu'elle sera fair-play »!

11h27 Après avoir annoncé les « États Généraux de la rénovation », Jean-Marie Cavada (député européen) s'enflamme : « nous dirons aux candidats à propos de l’Europe : montre-moi ta lance à incendie ».


11h27 « Les classes populaires sont-elles réactionnaires? ». Dans son débat avec Jean- François Kahn,  Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova fait des calculs. « La solution pour faire revenir les classes populaires dans le giron de la gauche passe par la ré-industrialisation de la France. Si l'économie s'améliore, le Front National s'affaiblit, c'est mathématique ».

11h09 A la conférence, « L’Europe, un bouc émissaire »,  Stéphane Cossé, membre du Conseil d’orientation d’EuropaNova, célèbre les 60 ans d'une Europe sans guerre. Il s’emporte : « ce message de paix, c’est le message fondamental ! ».


10h38 Ce matin le système éducatif français est remis en cause. « L'ADN du système éducatif français est basé sur les notes et le classement » dépeint Philippe Watrelot, président des Cercle de recherche et d'action pédagogiques (CRAP). Alors « une autre école est-elle nécessaire ? », c’est le titre du débat organisé par la Ligue de l’Enseignement.

10h29 A la conférence «L'Europe, un bouc émissaire?», l'eurodéputée PS Pervenches Berès ose une métaphore : «l'Europe est aujourd'hui une femme ouverte aux marchés financiers». L'ambiance est calme en ce début de journée, le petit théatre, presque plein, écoute attentivement.

10h00 Le forum «Vivre la République» organisé par Libération et Marianne rouvre ses portes après une forte affluence la veille. Au dernier pointage 24.600 personnes étaient attendues sur ces trois jours, un record.

 

Après une nuit de violences, l'opposition veut pousser Wade au départ

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Des Sénégalais manifestent le 27 janvier 2012 à Dakar contre la candidature d'Abdoulaye Wade à la présidentielle. (REUTERS/Joe Penney)
 
«Wade brûle le Sénégal», «Nuits d'émeutes dans le pays», «Peur sur le Sénégal», «Wade jubile, le pays brûle»: samedi, les titres de la presse nationale résumaient la fureur de citoyens sénégalais excédés par la validation de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans, à la présidentielle de février. Cette décision du Conseil constitutionnel a provoqué de graves violences dans plusieurs villes.

Un policier mort lynché à coups de pierres à Dakar, émeutes dans plusieurs quartiers, bâtiments incendiés, affrontements entre jeunes et policiers dans la capitale et à Thiès, Kaolack, Matam, Tambacounda: dès l'annonce de la validation de la candidature contestée de Wade, le Sénégal s'est enflammé.



Samedi matin, le calme était revenu à Dakar qui porte les traces des violences: restes carbonisés de boutiques incendiées, rues encombrées de pierres et pneus brûlés, que les équipes de la municipalité s'affairaient à nettoyer sous la surveillance des forces de l'ordre.

Les jeunes déçus par les 12 ans du règne Wade


La décision du Conseil était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, amèrement déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.

Dans la nuit, Abdoul Aziz Diop, un responsable du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la nouvelle candidature Wade, avait affirmé que le peuple allait «marcher» sur le palais présidentiel. Samedi, interrogé par l'AFP, il n'a pas réitéré cette menace. Il a dit que les leaders du M23 s'étaient réunis «toute la nuit pour étudier la meilleure manière d'organiser la riposte», y compris par d'éventuelles manifestations. «Si la candidature de Wade est maintenue, il n'y aura pas d'élection», a-t-il affirmé, car «aucun candidat du M23 n'ira à une élection» qui aboutirait «à des résultats préfabriqués dès le premier tour».

Diop a aussi affirmé que le pouvoir «a entrepris toute la nuit de persécuter les animateurs du M23», en particulier Alioune Tine, son porte-parole. Des membres de la Division des investigations criminelles (DIC) se sont rendus à son domicile, d'où il était absent. «Aucun animateur du M23 ne répondra à une convocation d'une police politique», prévient Diop.

14 candidats


Outre celle du président sortant, le Conseil a validé treize autres candidatures sur dix-sept présentées. Il a rejeté celle de la star internationale de la chanson, Youssou Ndour, au motif qu'il n'avait pas présenté un nombre suffisant d'électeurs valables pour soutenir sa candidature. «Je suis candidat et je reste candidat» a affirmé le chanteur en dénoncant «le coup de force» du Conseil constitutionnel.

Les candidats ont désormais jusqu'à samedi soir pour déposer des recours contre les validations et invalidations auprès du Conseil.

Abdoulaye Wilane, un des responsables du PS, a déclaré que ce parti et ceux qui le soutiennent allaient «faire des recours. Il y a une bataille juridique et une bataille politique» pour que Wade parte, a-t-il dit, ajoutant: «Le combat continue jusqu'au bout».

Le porte-parole de la présidence, Sérigne Mbacké Ndiaye, a également évoqué sur une radio locale de possibles recours de son camp contre certaines candidatures anti-Wade, sans préciser lesquelles. «Sur 12 millions d'habitants, qu'il y ait 200, 300 voire 1.000, voire 2.000 personnes qui manifestent contre la décision du Conseil constitutionnel, quand même cela ne dérange pas», a affirmé Mbacké Ndiaye sur RFI.

Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.

Merkel participera à des meetings électoraux avec Sarkozy

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Le secrétaire général de la CDU, Hermann Gröhe, va afficher le soutien de la chancelière allemande au Président sortant, lors d'un discours devant l'UMP.

 La chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, à l'Elysée le 5 décembre. (Charles Platiau / Reuters)

Merkozy en campagne. La chancelière allemande va participer à des meetings électoraux de Nicolas Sarkozy, en France au printemps, selon un extrait du discours que le secrétaire général de la CDU devait prononcer samedi après-midi à Paris.
«Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps» selon le discours de Hermann Gröhe, attendu au Conseil national de l'UMP, dont l'AFP s'est procuré des extraits.
La CDU, le parti chrétien-démocrate d'Angela Merkel, est persuadée que Nicolas Sarkozy est «la bonne personne à l'Elysée et qu'elle le sera aussi à l'avenir», toujours selon ce discours.
Le soutien d'Angela Merkel et de son parti au Président sortant n'est pas une surprise car ils font partie de la même famille politique. Au Parlement européen, les députés de l'UMP côtoient ainsi ceux de la CDU au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE) qui rassemblent les partis démocrates-chrétiens, conservateurs et de centre-droit. En outre, Sarkozy avait soutenu Merkel à l'automne 2009 pour sa réélection en Allemagne.
Le discours de  Gröhe réserve aussi quelques piques à l'adresse de François Hollande et du PS, accusés d'être «empêtrés dans leurs rêves de la veille». Les socialistes français ne font que «ressortir des concepts poussiéreux et des fantaisies de gauche», et les «propositions vagues» de François Hollande «ne donnent pas de réponse aux problèmes urgents de notre époque», attaque encore Gröhe. «Quand on voit comment le candidat socialiste parle du travail de nos gouvernements sur la crise de la zone euro, il est clair qu'il serait un frein à davantage d'intégration et à l'avenir de l'Union européenne», a ajouté le responsable de la CDU.
Alors que Sarkozy et Merkel se sont rencontrés, à de nombreuses reprises ces derniers mois pour tenter de s'unir sur la manière de résoudre la crise de la dette, Hollande a récemment déclaré que s'il était élu il proposerait en janvier 2013 un «nouveau traité franco-allemand». «La France doit retrouver l'ambition de changer l'orientation de l'Europe», avait-il souligné.