"
"
I.1 Les Biomatériaux
I.1.1 Généralités
L’homme a essayé de remplacer les parties déficientes des tissus ou des organes
depuis longtemps. Les substituts utilisés étaient de provenance diverse et les conséquences
pas toujours les plus heureuses pour les patients. L’utilisation des biomatériaux est devenue
théoriquement possible depuis 1860 quand le Dr Lister a développé la technique de la
chirurgie antiseptique [Ciuca 2001]. Au cours du dernier siècle la recherche dans ce domaine
a beaucoup avancé d’où la nécessité d’enrichir le vocabulaire avec des termes comme
biomatériaux, biocompatibilité, bioactivité, biorésorbabilité etc. En 1986, la Conférence de
Chester de la Société Européenne des Biomatériaux, dite de consensus, a retenu pour les
biomatériaux la définition suivante : matériaux non vivants utilisés dans un dispositif médical
destiné à interagir avec les systèmes biologiques. D’après Osborn [Osborn1980] les
biomatériaux peuvent êtres classés en fonction de leur réactivité par rapport à l’organisme en
biocompatibles, biotolérés, bioinertes, bioactifs, biorésorbables, non-résorbables,
ostéoconducteurs et ostéoinducteurs.
Actuellement les biomatériaux employés peuvent être d’origine soit naturelle, soit
artificielle. Les matériaux biologiques naturels sont appelés greffes et peuvent provenir soit du
patient lui-même (autogreffe), soit d’un autre patient (allogreffe), soit d’un animal
(hétérogreffe). Dans ces derniers cas les traitements préalables sont obligatoires afin
d’empêcher le risque de contamination. Les traitements peuvent être : la congélation, la
stérilisation par rayonnement γ, la lyophilisation ou le chauffage, qui peuvent aussi agir sur
les qualités biologiques et mécaniques de ces matériaux [Ranz1996]. De plus, l’insuffisance
d’échantillons disponibles et les grandes variabilités de comportement font que les matériaux
naturels sont de moins en moins utilisés, au profit des matériaux synthétiques.
Le choix de la nature d’un implant se fait en fonction de ses propriétés chimiques,
biologiques et mécaniques qui doivent correspondre aux critères imposés par la demande.
Ainsi, les matériaux artificiels peuvent être organiques (polymères), minéraux (céramiques et
I.1.1 Généralités
L’homme a essayé de remplacer les parties déficientes des tissus ou des organes
depuis longtemps. Les substituts utilisés étaient de provenance diverse et les conséquences
pas toujours les plus heureuses pour les patients. L’utilisation des biomatériaux est devenue
théoriquement possible depuis 1860 quand le Dr Lister a développé la technique de la
chirurgie antiseptique [Ciuca 2001]. Au cours du dernier siècle la recherche dans ce domaine
a beaucoup avancé d’où la nécessité d’enrichir le vocabulaire avec des termes comme
biomatériaux, biocompatibilité, bioactivité, biorésorbabilité etc. En 1986, la Conférence de
Chester de la Société Européenne des Biomatériaux, dite de consensus, a retenu pour les
biomatériaux la définition suivante : matériaux non vivants utilisés dans un dispositif médical
destiné à interagir avec les systèmes biologiques. D’après Osborn [Osborn1980] les
biomatériaux peuvent êtres classés en fonction de leur réactivité par rapport à l’organisme en
biocompatibles, biotolérés, bioinertes, bioactifs, biorésorbables, non-résorbables,
ostéoconducteurs et ostéoinducteurs.
Actuellement les biomatériaux employés peuvent être d’origine soit naturelle, soit
artificielle. Les matériaux biologiques naturels sont appelés greffes et peuvent provenir soit du
patient lui-même (autogreffe), soit d’un autre patient (allogreffe), soit d’un animal
(hétérogreffe). Dans ces derniers cas les traitements préalables sont obligatoires afin
d’empêcher le risque de contamination. Les traitements peuvent être : la congélation, la
stérilisation par rayonnement γ, la lyophilisation ou le chauffage, qui peuvent aussi agir sur
les qualités biologiques et mécaniques de ces matériaux [Ranz1996]. De plus, l’insuffisance
d’échantillons disponibles et les grandes variabilités de comportement font que les matériaux
naturels sont de moins en moins utilisés, au profit des matériaux synthétiques.
Le choix de la nature d’un implant se fait en fonction de ses propriétés chimiques,
biologiques et mécaniques qui doivent correspondre aux critères imposés par la demande.
Ainsi, les matériaux artificiels peuvent être organiques (polymères), minéraux (céramiques et
métaux) ou encore organo-minéraux (composites). Dans le Tableau I.1 sont regroupées les
principales classes de biomatériaux avec leurs applications médicales.
Groupe Matériaux Domaine d’application
Matériaux d’origine naturelle
Allogreffes
Hétérogreffes, xénogreffes
Os autogène
Cellulose
Chitosane
Collagène
Acide hyaluronique
Corail
Dons d’organes, de moelle.
Greffes vasculaires, valves cardiaques, tendons,
ligaments, substituts osseux.
Substituts osseux.
Système de libération (excipient), tampon
hémostatique, oblitération d’anévrisme.
Biogels (cicatrisation et délivrance contrôlée de
principes actifs)
Remplacements tissulaires (tissus durs et mous),
cornée, cicatrisation.
Protections oculaires (lubrifiant), fluide synovial.
Substituts osseux.
Métaux
Alliages chrome-cobalt
Titane Ti-6Al-V4
Acier inoxydable 316L
Alliages nickel-chrome
et nickel-titane
Implants articulaires, implants dentaires, valves
cardiaques.
Implants articulaires et dentaires, plaques et vis
d’ostéosynthèse, pacemaker, élément de chirurgie
reconstructive.
Pacemaker (électrodes), plaques et vis
d’ostéosynthèse, agrafes diverses, implants
articulaires.
Réparation dentaire.
Polymères
Polyuréthane (PU)
Polyéthylène (LDPE,
UHWPE)
Polyméthylméthacrylate
(PMMA)
Polypropyléne (PP)
Polyamide
Acides polyactiques (PLA)
et polyglycoliques (PGA)
Silicone
Polyéthylène tétraphthalate
(PET)
Polytétrafluoroéthylène
Polyester
Urologie, implants mammaires, valves cardiaques,
pacemaker (isolant).
Sutures, chirurgie faciale et dentaire, tendons,
prothèses de hanches et genoux.
Lentilles intraoculaires, ciment orthopédique.
Sutures, ligaments.
Sutures.
Sutures, implants biodégradables (vis, agrafes,
broches, matrice pour reconstruction cellulaire),
support de médicaments implantables.
Implants mammaires, urologie, implants
testiculaires, pacemaker (isolant), chirurgie faciale,
chirurgie de la main
Implants vasculaires, ligaments, chirurgie du tube
digestif.
Implants vasculaires, chirurgie faciale, régénération
tissulaire guidée.
Sutures, implants vasculaires.
principales classes de biomatériaux avec leurs applications médicales.
Groupe Matériaux Domaine d’application
Matériaux d’origine naturelle
Allogreffes
Hétérogreffes, xénogreffes
Os autogène
Cellulose
Chitosane
Collagène
Acide hyaluronique
Corail
Dons d’organes, de moelle.
Greffes vasculaires, valves cardiaques, tendons,
ligaments, substituts osseux.
Substituts osseux.
Système de libération (excipient), tampon
hémostatique, oblitération d’anévrisme.
Biogels (cicatrisation et délivrance contrôlée de
principes actifs)
Remplacements tissulaires (tissus durs et mous),
cornée, cicatrisation.
Protections oculaires (lubrifiant), fluide synovial.
Substituts osseux.
Métaux
Alliages chrome-cobalt
Titane Ti-6Al-V4
Acier inoxydable 316L
Alliages nickel-chrome
et nickel-titane
Implants articulaires, implants dentaires, valves
cardiaques.
Implants articulaires et dentaires, plaques et vis
d’ostéosynthèse, pacemaker, élément de chirurgie
reconstructive.
Pacemaker (électrodes), plaques et vis
d’ostéosynthèse, agrafes diverses, implants
articulaires.
Réparation dentaire.
Polymères
Polyuréthane (PU)
Polyéthylène (LDPE,
UHWPE)
Polyméthylméthacrylate
(PMMA)
Polypropyléne (PP)
Polyamide
Acides polyactiques (PLA)
et polyglycoliques (PGA)
Silicone
Polyéthylène tétraphthalate
(PET)
Polytétrafluoroéthylène
Polyester
Urologie, implants mammaires, valves cardiaques,
pacemaker (isolant).
Sutures, chirurgie faciale et dentaire, tendons,
prothèses de hanches et genoux.
Lentilles intraoculaires, ciment orthopédique.
Sutures, ligaments.
Sutures.
Sutures, implants biodégradables (vis, agrafes,
broches, matrice pour reconstruction cellulaire),
support de médicaments implantables.
Implants mammaires, urologie, implants
testiculaires, pacemaker (isolant), chirurgie faciale,
chirurgie de la main
Implants vasculaires, ligaments, chirurgie du tube
digestif.
Implants vasculaires, chirurgie faciale, régénération
tissulaire guidée.
Sutures, implants vasculaires.
Phosphates de calcium
Alumine Al2O3
Zircone ZrO2
Bioverres
Implants orthopédiques, ciments, support de
médicaments implantables, chirurgie maxillofaciale,
comblement osseux.
Prothèses articulaires, ongles, têtes et cotyles pour
prothèses de hanches, osselets de l'oreille moyenne,
pacemaker (isolant).
Prothèses articulaires, ongles, têtes et cotyles pour
prothèses de hanches, osselets de l'oreille moyenne,
implants dentaires.
Implants orthopédiques et dentaires, disques
vertébraux, prothèses de genoux.
Autres
Carbone Valves cardiaques, ligaments.
Tableau I.1. Classification de biomatériaux [Ranz1996, Damia2005].
La liste non exhaustive du Tableau I.2 illustre à quel point les biomatériaux concernent
un nombre important de personnes (cette liste concerne la France seule, chiffres annuels)
[Sedel2005].
Type d’implant
Nombre annuel en
France, (2005)
Prothèses de hanche 80.000
Prothèses de genou 30.000
Hémodialyses 15.000
Valves cardiaques 9.000
Prothèses vasculaires 15.000
Stimulateurs cardiaques 40.000
Lentilles de contact 1.200.000
Implants oculaires 140.000
Tableau I.2. Nombre des biomatériaux utilisés par an en France
Alumine Al2O3
Zircone ZrO2
Bioverres
Implants orthopédiques, ciments, support de
médicaments implantables, chirurgie maxillofaciale,
comblement osseux.
Prothèses articulaires, ongles, têtes et cotyles pour
prothèses de hanches, osselets de l'oreille moyenne,
pacemaker (isolant).
Prothèses articulaires, ongles, têtes et cotyles pour
prothèses de hanches, osselets de l'oreille moyenne,
implants dentaires.
Implants orthopédiques et dentaires, disques
vertébraux, prothèses de genoux.
Autres
Carbone Valves cardiaques, ligaments.
Tableau I.1. Classification de biomatériaux [Ranz1996, Damia2005].
La liste non exhaustive du Tableau I.2 illustre à quel point les biomatériaux concernent
un nombre important de personnes (cette liste concerne la France seule, chiffres annuels)
[Sedel2005].
Type d’implant
Nombre annuel en
France, (2005)
Prothèses de hanche 80.000
Prothèses de genou 30.000
Hémodialyses 15.000
Valves cardiaques 9.000
Prothèses vasculaires 15.000
Stimulateurs cardiaques 40.000
Lentilles de contact 1.200.000
Implants oculaires 140.000
Tableau I.2. Nombre des biomatériaux utilisés par an en France
Les implants orthopédiques représentent une grande partie des applications dans le
domaine des biomatériaux. L’ostéoarthrite et l’arthrite touchent différentes articulations
mobiles comme la hanche, l’épaule, le genou, le coude ou la cheville. Les douleurs de telles
articulations sont considérables, surtout si elles sont soumises à d’importantes sollicitations,
spécialement la hanche ou le genou.
En orthopédie sont majoritairement utilisés les matériaux céramiques, pour leur
excellente biointégration et les matériaux métalliques pour leurs bonnes propriétés
mécaniques.
I.1.2. Les biomatériaux céramiques
Une catégorie de matériaux très intéressante pour la médecine est celle des
céramiques. Leur variété de structures, de compositions, de propriétés de surface et de
porosité permettent une large gamme d’utilisations en dépit de leurs propriétés mécaniques
souvent faibles.
Très longtemps le terme matériau céramique a été réservé aux matériaux sous forme
d’oxydes. Actuellement cette famille est élargie aux carbures, nitrures, etc.
Un rapport présenté en décembre 2006 par Med Market Dilligence, montre que la
vente mondiale des biomatériaux céramiques a été d’environ 1 million de dollars en 2006 et,
devrait augmenter de 9% par an dans la période 2006-2011 (Tableau I.3).
Tableau I.3. Prévisions 2006-20011 des ventes mondiales des biomatériaux céramiques
domaine des biomatériaux. L’ostéoarthrite et l’arthrite touchent différentes articulations
mobiles comme la hanche, l’épaule, le genou, le coude ou la cheville. Les douleurs de telles
articulations sont considérables, surtout si elles sont soumises à d’importantes sollicitations,
spécialement la hanche ou le genou.
En orthopédie sont majoritairement utilisés les matériaux céramiques, pour leur
excellente biointégration et les matériaux métalliques pour leurs bonnes propriétés
mécaniques.
I.1.2. Les biomatériaux céramiques
Une catégorie de matériaux très intéressante pour la médecine est celle des
céramiques. Leur variété de structures, de compositions, de propriétés de surface et de
porosité permettent une large gamme d’utilisations en dépit de leurs propriétés mécaniques
souvent faibles.
Très longtemps le terme matériau céramique a été réservé aux matériaux sous forme
d’oxydes. Actuellement cette famille est élargie aux carbures, nitrures, etc.
Un rapport présenté en décembre 2006 par Med Market Dilligence, montre que la
vente mondiale des biomatériaux céramiques a été d’environ 1 million de dollars en 2006 et,
devrait augmenter de 9% par an dans la période 2006-2011 (Tableau I.3).
Tableau I.3. Prévisions 2006-20011 des ventes mondiales des biomatériaux céramiques
Ce rapport prend en compte les ventes réalisées mais aussi la croissance continue de
l’espérance de vie de la population.
Le marché mondial est occupé en majorité par les Etats-Unis, suivi par l’Europe et le
Japon (Figure I.1).
Reste du
monde
10%
Japon
13%
Europe
24%
Etats-Unis
53%
Figure I.1. La distribution régionale du marché de la céramique orthopédique
[MedMarket2006]
Les matériaux céramiques présentent des réactivités différentes vis-à-vis du corps
humain. Ainsi on distingue trois types de biomatériaux céramiques [Hench1991]:
• inertes
• actifs en surface
• résorbables
Dans le cas des matériaux inertes la biocompatibilité est assurée par la stabilité
chimique des matériaux qui sont peu solubles dans le milieu physiologique. Parmi les
céramiques bioinertes on compte l’alumine et la zircone qui sont utilisées pour les prothèses
de hanche en raison de leur faible coefficient de frottement, mais aussi pour les implants
dentaires.
l’espérance de vie de la population.
Le marché mondial est occupé en majorité par les Etats-Unis, suivi par l’Europe et le
Japon (Figure I.1).
Reste du
monde
10%
Japon
13%
Europe
24%
Etats-Unis
53%
Figure I.1. La distribution régionale du marché de la céramique orthopédique
[MedMarket2006]
Les matériaux céramiques présentent des réactivités différentes vis-à-vis du corps
humain. Ainsi on distingue trois types de biomatériaux céramiques [Hench1991]:
• inertes
• actifs en surface
• résorbables
Dans le cas des matériaux inertes la biocompatibilité est assurée par la stabilité
chimique des matériaux qui sont peu solubles dans le milieu physiologique. Parmi les
céramiques bioinertes on compte l’alumine et la zircone qui sont utilisées pour les prothèses
de hanche en raison de leur faible coefficient de frottement, mais aussi pour les implants
dentaires.
Les matériaux céramiques actifs en surface les plus importants sont l’hydroxyapatite
phosphocalcique (HA) et les bioverres.
Les bioverres sont un mélange de constituants (SiO2, CaO, Na2O, P2O5…) porté au
dessus de son point de fusion afin d'obtenir un matériau amorphe sans grains séparés. Un
recuit permet une recristallisation partielle et l'obtention d'une vitrocéramique [Damia2005].
Ces bioverres sont utilisés pour la fabrication de disques vertébraux et en implantologie
dentaire. On rencontre également des vitrocéramiques greffées parmi les implants osseux
[Zarhaoui1999].
L’hydroxyapatite phosphocalcique (Ca10(PO4)6(OH)2) présente l’avantage d'être
ostéoconductrice, c'est-à-dire de favoriser la repousse osseuse au contact et la colonisation par
l'os.
Les matériaux biorésorbables sont les matériaux qui, une fois dans le corps, se
dissolvent dans le milieu physiologique et sont ensuite remplacés par le tissu (par exemple le
tissu osseux). Ils sont utilisés dans les applications de libération contrôlée des médicaments ou
dans les structures implantables biodégradables, comme par exemple dans les sutures.
Le phosphate tricalcique (TCP) est un des matériaux biorésorbables les plus utilisés.
Les phosphates de calcium et plus particulièrement l’HA et le TCP seront plus
largement présentés dans les paragraphes suivants.
Différentes techniques permettent l’obtention des revêtements de phosphates de
calcium sur des supports métalliques. Un dépôt céramique sur l’alliage métallique peut
induire le phénomène de biointégration dû au seul tissu osseux de reconstruction. Le principe
des revêtements de surface ostéoconducteurs des prothèses est apparu en 1986. Depuis, les
techniques ont été beaucoup développées et améliorées.
Les différentes techniques de recouvrement utilisées au cours de ce travail seront
présentées dans les chapitres suivants.
I.1.3. Les biomatériaux métalliques
Même si les matériaux céramiques et l’os artificiel sont très utilisés en orthopédie,
leurs faibles propriétés mécaniques ne permettent pas d’applications sans un support
phosphocalcique (HA) et les bioverres.
Les bioverres sont un mélange de constituants (SiO2, CaO, Na2O, P2O5…) porté au
dessus de son point de fusion afin d'obtenir un matériau amorphe sans grains séparés. Un
recuit permet une recristallisation partielle et l'obtention d'une vitrocéramique [Damia2005].
Ces bioverres sont utilisés pour la fabrication de disques vertébraux et en implantologie
dentaire. On rencontre également des vitrocéramiques greffées parmi les implants osseux
[Zarhaoui1999].
L’hydroxyapatite phosphocalcique (Ca10(PO4)6(OH)2) présente l’avantage d'être
ostéoconductrice, c'est-à-dire de favoriser la repousse osseuse au contact et la colonisation par
l'os.
Les matériaux biorésorbables sont les matériaux qui, une fois dans le corps, se
dissolvent dans le milieu physiologique et sont ensuite remplacés par le tissu (par exemple le
tissu osseux). Ils sont utilisés dans les applications de libération contrôlée des médicaments ou
dans les structures implantables biodégradables, comme par exemple dans les sutures.
Le phosphate tricalcique (TCP) est un des matériaux biorésorbables les plus utilisés.
Les phosphates de calcium et plus particulièrement l’HA et le TCP seront plus
largement présentés dans les paragraphes suivants.
Différentes techniques permettent l’obtention des revêtements de phosphates de
calcium sur des supports métalliques. Un dépôt céramique sur l’alliage métallique peut
induire le phénomène de biointégration dû au seul tissu osseux de reconstruction. Le principe
des revêtements de surface ostéoconducteurs des prothèses est apparu en 1986. Depuis, les
techniques ont été beaucoup développées et améliorées.
Les différentes techniques de recouvrement utilisées au cours de ce travail seront
présentées dans les chapitres suivants.
I.1.3. Les biomatériaux métalliques
Même si les matériaux céramiques et l’os artificiel sont très utilisés en orthopédie,
leurs faibles propriétés mécaniques ne permettent pas d’applications sans un support
métallique. Les premières prothèses, implantées au début du siècle passé, ont été fabriquées
en acier allié au vanadium et depuis, plusieurs matériaux métalliques ont été essayés, comme
les aciers inoxydables, les alliages cobalt-chrome ou le titane et ses alliages. L’acier
inoxydable est encore largement utilisé. Son intérêt dans ce domaine réside dans ses
propriétés mécaniques intéressantes.
Le titane a prouvé sa biocompatibilité remarquable. Ses propriétés mécaniques ou son
excellente résistance à la corrosion l’ont amené à être un matériau métallique de plus en plus
utilisé en implantologie. Le titane pur est utilisé surtout en stomatologie, il apparaît comme le
matériau métallique idéal vis-à-vis des sollicitations mécaniques et chimiques existantes dans
la cavité buccale.
En orthopédie les alliages à base titane sont utilisés compte tenu de leurs propriétés
mécaniques plus élevées. Le plus couramment rencontré est l’alliage biphasé Ti6Al4V
[Ciuca2001].
I.1.4. Les biomatériaux polymériques
Grâce à leur usinage aisé sous diverses formes les matériaux polymériques sont
largement utilisés en implantologie : fibres, profilés, bandes, feuilles, fils, etc. Certains
polymères présentent une forte ressemblance avec les composants polymériques naturels du
corps humain, comme le collagène. Ainsi, dans certaines situations la liaison entre un
polymère synthétique et un polymère tissulaire (naturel) devient possible.
Grâce à leur biocompatibilité, les polymères adhésifs sont utilisés pour la suture ou la
cicatrisation des blessures. Ils peuvent être également utilisés pour fixer les implants
orthopédiques.
Les matériaux polymériques utilisés en implantologie sont décrits dans les standards
ASTM. Dans la recherche on retrouve deux grandes tendances en fonction de l’usage des
polymères.
1. La recherche de polymères fonctionnels : dans ce cas les polymères sont
susceptibles d’avoir une fonction chimique particulière à l’interface matériau-tissu vivant. Un
exemple est la capacité d’interaction avec les ostéoblastes favorisant la croissance osseuse.
en acier allié au vanadium et depuis, plusieurs matériaux métalliques ont été essayés, comme
les aciers inoxydables, les alliages cobalt-chrome ou le titane et ses alliages. L’acier
inoxydable est encore largement utilisé. Son intérêt dans ce domaine réside dans ses
propriétés mécaniques intéressantes.
Le titane a prouvé sa biocompatibilité remarquable. Ses propriétés mécaniques ou son
excellente résistance à la corrosion l’ont amené à être un matériau métallique de plus en plus
utilisé en implantologie. Le titane pur est utilisé surtout en stomatologie, il apparaît comme le
matériau métallique idéal vis-à-vis des sollicitations mécaniques et chimiques existantes dans
la cavité buccale.
En orthopédie les alliages à base titane sont utilisés compte tenu de leurs propriétés
mécaniques plus élevées. Le plus couramment rencontré est l’alliage biphasé Ti6Al4V
[Ciuca2001].
I.1.4. Les biomatériaux polymériques
Grâce à leur usinage aisé sous diverses formes les matériaux polymériques sont
largement utilisés en implantologie : fibres, profilés, bandes, feuilles, fils, etc. Certains
polymères présentent une forte ressemblance avec les composants polymériques naturels du
corps humain, comme le collagène. Ainsi, dans certaines situations la liaison entre un
polymère synthétique et un polymère tissulaire (naturel) devient possible.
Grâce à leur biocompatibilité, les polymères adhésifs sont utilisés pour la suture ou la
cicatrisation des blessures. Ils peuvent être également utilisés pour fixer les implants
orthopédiques.
Les matériaux polymériques utilisés en implantologie sont décrits dans les standards
ASTM. Dans la recherche on retrouve deux grandes tendances en fonction de l’usage des
polymères.
1. La recherche de polymères fonctionnels : dans ce cas les polymères sont
susceptibles d’avoir une fonction chimique particulière à l’interface matériau-tissu vivant. Un
exemple est la capacité d’interaction avec les ostéoblastes favorisant la croissance osseuse.
La "fonctionnalité" peut notamment être obtenue par la modification de l'état de
surface du polymère par implantation ionique ou par greffage de substances fonctionnelles.
Ceci est envisagé par la fixation sur le polymère de groupements ionisés tels que les
orthophosphates, les carbonates, les carboxylates, etc.
2. La recherche de polymères résorbables : des exemples de polymères biorésorbables
sont les copolymères d'acide lactique et d'acide glycolique qui sont utilisables en chirurgie
orthopédique traumatologique, ou les polyanhydrides et/ou polyaminoacides qui sont utilisés
dans les formes retard de médicaments [Sedel2005].
surface du polymère par implantation ionique ou par greffage de substances fonctionnelles.
Ceci est envisagé par la fixation sur le polymère de groupements ionisés tels que les
orthophosphates, les carbonates, les carboxylates, etc.
2. La recherche de polymères résorbables : des exemples de polymères biorésorbables
sont les copolymères d'acide lactique et d'acide glycolique qui sont utilisables en chirurgie
orthopédique traumatologique, ou les polyanhydrides et/ou polyaminoacides qui sont utilisés
dans les formes retard de médicaments [Sedel2005].

ليست هناك تعليقات:
إرسال تعليق